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Nos émotions peuvent-elles avoir une influence sur notre corps ?

Photo du rédacteur: Alexandra ROYER
Alexandra ROYER
24 juil.
4 min de lecture

On entend parfois l’expression : « Le mal a dit = maladie », comme une invitation à écouter ce que notre corps peut exprimer.


Ce que nous ne parvenons pas toujours à exprimer, certaines émotions retenues, le stress ou des périodes difficiles peuvent parfois avoir des répercussions sur notre corps et participer à certains symptômes physiques ou les amplifier.


Cela ne signifie évidemment pas que toutes les maladies ou toutes les douleurs ont une origine émotionnelle, ni que « tout est dans la tête ».


Le corps, le mental et les émotions sont intimement liés. Pourtant, dans notre approche occidentale du soin, ils sont encore souvent abordés séparément : on consulte pour une douleur physique d’un côté, pour une souffrance psychologique de l’autre.


Lorsqu’une personne consulte pour une douleur physique, son vécu émotionnel, son niveau de stress ou ce qu’elle traverse dans sa vie ne sont pas toujours explorés.


Pourtant, il arrive que certaines douleurs diminuent lorsque la personne retrouve un meilleur équilibre émotionnel, tout comme une douleur persistante peut elle-même avoir des répercussions importantes sur le moral.


C’est cette vision globale de la personne qui m’intéresse dans ma pratique : ne pas chercher à opposer le corps et l’esprit, mais considérer la personne dans son ensemble.


Illustration d’une personne entourée de symboles représentant les liens entre le corps, le mental, les émotions et le bien-être.

En Occident, notre médecine moderne reste principalement centrée sur le corps physique.


Lorsqu’une personne consulte pour une douleur, on recherche généralement ce qui se passe dans son corps : une inflammation, une lésion, un problème articulaire, musculaire, neurologique… Cette recherche est évidemment essentielle.


Mais qu’en est-il de ce que vit la personne dans son ensemble ?

Son état émotionnel, son stress, les événements qu’elle traverse ou a traversés sont-ils systématiquement mis en relation avec ce que son corps exprime ?


La santé mentale est aujourd’hui davantage prise en considération avec l’augmentation importante de la souffrance psychologique. Mais prendre davantage en charge la santé mentale ne signifie pas encore considérer systématiquement le physique, le mental et l’émotionnel comme les différentes dimensions d’une même personne.


Pourtant, nous pouvons parfois observer qu’en retrouvant un mieux-être émotionnel ou psychologique, certaines tensions ou douleurs physiques diminuent également.


Dans ma vision du soin, on ne peut pas toujours séparer aussi simplement le corps de ce que vit la personne.


La médecine moderne nous apporte des traitements indispensables et permet chaque jour de soigner, de soulager et de sauver des vies. Mais notre système de soins reste encore très souvent centré sur le symptôme.


Une douleur apparaît ? On cherche naturellement à la faire disparaître. Et lorsqu’aucune cause évidente n’est trouvée, la réponse peut parfois se limiter à soulager cette douleur par un traitement médicamenteux, sans toujours pouvoir en rechercher plus largement l’origine ou les différents facteurs qui peuvent l’entretenir.


Pourtant, soulager un symptôme ne signifie pas nécessairement avoir compris pourquoi il est apparu.


Les médicaments eux-mêmes ne sont pas anodins. Ils peuvent être indispensables et extrêmement utiles, mais ils peuvent aussi avoir des effets indésirables ou des conséquences lorsqu’ils sont mal utilisés, associés à d’autres traitements ou pris de manière excessive.


Deux mains entourant une lumière, représentation symbolique de l’énergie et de ce qui peut exister au-delà de notre perception.

La matière est-elle seulement ce que nous percevons ?


Notre compréhension de la matière a elle-même considérablement évolué au fil des découvertes scientifiques.


La physique nous a montré que la matière qui nous paraît solide est constituée d’atomes et de particules, et que notre univers est régi par différentes forces et interactions.


La physique quantique a, elle aussi, profondément bouleversé notre manière de comprendre la matière à l’échelle de l’infiniment petit.


Toutes ces découvertes nous montrent finalement à quel point ce que nous percevons à notre échelle ne représente qu’une partie d’une réalité beaucoup plus complexe.


Alors pourquoi exclure d’emblée l’idée que des interactions que nous ne savons pas encore pleinement observer, comprendre ou mesurer puissent également avoir une incidence sur le vivant et notre équilibre ?


La science continue d’évoluer. Ce qu’elle ne sait pas expliquer aujourd’hui ne signifie pas nécessairement que cela n’existe pas.


C’est aussi dans cette ouverture que s’inscrit ma conception de l’énergétique.


Mannequin d’acupuncture représentant les méridiens énergétiques utilisés en médecine traditionnelle chinoise.

 Une autre vision existe depuis des millénaires


À l’inverse de notre approche occidentale, certaines médecines traditionnelles ont intégré depuis des millénaires la notion d’énergie à leur compréhension de l’être humain.


En médecine traditionnelle chinoise, le Qi est considéré comme une énergie vitale circulant notamment à travers un réseau de méridiens. L’équilibre et la bonne circulation de cette énergie occupent une place centrale dans cette approche.


Dans les traditions indiennes et l’Ayurveda, nous retrouvons une autre conception énergétique de l’être humain, notamment à travers les chakras et les différents équilibres qui participent à sa vitalité.


Ces traditions ne séparent pas l’être humain en considérant d’un côté uniquement son corps physique et de l’autre ce qu’il vit intérieurement. Elles proposent une vision beaucoup plus globale de la personne et de son équilibre.


Il ne s’agit pourtant pas pour moi d’opposer médecine conventionnelle et approches complémentaires. Il s’agit plutôt de poser une question : est-ce que faire taire un symptôme suffit toujours à prendre soin de la personne ?

Pour moi, la réponse est non.


Personne assise tenant une lumière entre ses mains, représentation symbolique d’un soin énergétique et de la circulation de l’énergie.

Pourtant, lorsque nous, Occidentaux, nous tournons vers ces pratiques, nous avons parfois tendance à les utiliser avec notre propre logique : comme nous utiliserions un médicament.

J’ai une migraine : je veux faire disparaître ma migraine.

J’ai mal au dos : je veux faire disparaître mon mal de dos.


Or, un soin énergétique ne se résume pas à agir uniquement sur le symptôme ou sur la zone où la douleur se manifeste. Il s’inscrit dans une approche plus globale de la personne et cherche à favoriser un rééquilibrage énergétique dans son ensemble.


Une douleur ou un déséquilibre ressenti à un endroit peut être abordé sans se limiter uniquement à cet endroit. Le soin prend en compte la circulation de l’énergie, les déséquilibres énergétiques, mais aussi la personne dans ce qu’elle vit et traverse.


C’est aussi pour cette raison que deux personnes venant avec une même problématique ne recevront pas nécessairement le soin de la même manière : derrière un même symptôme, il y a deux personnes, deux histoires et deux équilibres différents.


L’objectif n’est donc pas simplement de « faire taire » ce qui gêne, mais d’accompagner la personne vers un meilleur équilibre global.

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